kobayashi's world

Me, me, me! (et tout au 10ème °)

Name: kobayashi

Sunday, March 05, 2006

Julie mon amie,
Je viens juste de m'échapper de l'UMD (unité pour malades difficiles) où l'on m'avait enfermé je ne sais plus bien pourquoi. Oui, c'est vrai, j'ai confondu une abbaye cistercienne avec un centre médical pour psychopathes, mais, euh, bon, c'est à cause de toutes les petites pilules que j'ingurgite. Je comprends mieux pourquoi mon voisin de chambre avait un poster de Charles Manson au-dessus de son lit, et comment j'ai pu confondre Chico des G.Kings avec Diego Maradona. Tout a commencé quand, avec le fan-club local de Claude François, nous avons voulu rendre un vibrant (pardon pour le bon mot) hommage au créateur de "ces années-là". Nous avons voulu reconstituer le mystère de sa mort dans sa salle de bains, et j'avais été désigné pour interpréter Claude en personne: slip de bain Speedo rouge, sandales de plage Décathlon, et moumoute Any d'avray (hum, oui, car, à la différence de Cloclo, je ne dipsose pas d'une superbe chevelure dorée). Mais lorsque Monique, responsable des décors, et par ailleurs sosie de Michèle Alliot-Marie, m'a tendu le, hum, sextoy que je devais utiliser à, disons, l'instant T, j'ai bondu hors de mes tongs:
-Momo, désolé, j'ai hurlé. On a dit qu'on s'en tenait à la version officielle de la mort. Officielle, ça veut dire que...
-Ca veut dire que tu n'es pas un vrai fan, que tu n'es pas comédien.
Un vrai comédien aurait été complètement HABITE par le role. Tu m'entends, Koba? Tu dois devenir Cloclo, tu ES Cloclo. Et toutes ces heures de répèt, alors?
-Momo, je t'en prie, ai-je répondu. Je ne peux plus rien faire sans mon coussin. j'ai l'impression d'avoir couru le prix d'Amérique tellement j'ai les jambes arquées.
Du coup, c'est Jacky, l'ancien ingénieur du son de Marie Myriam, qui a pris ma place. J'ai été relégué au rang d'accessoiriste. Donc, quand Jacky-Cloclo se lève de son bain pour changer l'ampoule (oui, car on s'en est tenu à la version officielle), c'est moi qui était censé avoir coupé le jus dans la baraque. Et cet abruti a touché l'ampoule AVANT que j'ai coupé le jus. Oh la la, mon amie, quel traffic!
-Qu'est-ce qu'on fait du Jacky?
-Et si on le dissolvait dans une cuve d'acide? ai-je proposé, toujours prêt à rendre service( et accessoirement, à ne pas finir en prison).
Je ne sais pas pourquoi, mais tout le monde m'a regardé d'un air dégoûté, et, finalement, on a misé sur le crime passionnel, avec mézigue dans le rôle de l'amant de Monique (elle-même état censée avoir été la compagne de jacky-cloclo, tu me suis). Malheureusement, un commissaire qui ressemblait à Darry Cowl (RIP)
a flairé l'arnaque, et la justice m'a envoyé pour une période d'observation de 90 jours dans cette UMD. Bon, je te laisse, il y a le commissaire Valence (Aka Bernard Tapie) et Pierre Mondy à mes trousses. Bien à toi mon amie.

Julie mon amie,
Je viens juste de m'échapper de l'UMD (unité pour malades difficiles) où l'on m'avait enfermé je ne sais plus bien pourquoi. Oui, c'est vrai, j'ai confondu une abbaye cistercienne avec un centre médical pour psychopathes, mais, euh, bon, c'est à cause de toutes les petites pilules que j'ingurgite. Je comprends mieux pourquoi mon voisin de chambre avait un poster de Charles Manson au-dessus de son lit, et comment j'ai pu confondre Chico des G.Kings avec Diego Maradona. Tout a commencé quand, avec le fan-club local de Claude François, nous avons voulu rendre un vibrant (pardon pour le bon mot) hommage au créateur de "ces années-là". Nous avons voulu reconstituer le mystère de sa mort dans sa salle de bains, et j'avais été désigné pour interpréter Claude en personne: slip de bain Speedo rouge, sandales de plage Décathlon, et moumoute Any d'avray (hum, oui, car, à la différence de Cloclo, je ne dipsose pas d'une superbe chevelure dorée). Mais lorsque Monique, responsable des décors, et par ailleurs sosie de Michèle Alliot-Marie, m'a tendu le, hum, sextoy que je devais utiliser à, disons, l'instant T, j'ai bondu hors de mes tongs:
-Momo, désolé, j'ai hurlé. On a dit qu'on s'en tenait à la version officielle de la mort. Officielle, ça veut dire que...
-Ca veut dire que tu n'es pas un vrai fan, que tu n'es pas comédien.
Un vrai comédien aurait été complètement HABITE par le role. Tu m'entends, Koba? Tu dois devenir Cloclo, tu ES Cloclo. Et toutes ces heures de répèt, alors?
-Momo, je t'en prie, ai-je répondu. Je ne peux plus rien faire sans mon coussin. j'ai l'impression d'avoir couru le prix d'Amérique tellement j'ai les jambes arquées.
Du coup, c'est Jacky, l'ancien ingénieur du son de Marie Myriam, qui a pris ma place. J'ai été relégué au rang d'accessoiriste. Donc, quand Jacky-Cloclo se lève de son bain pour changer l'ampoule (oui, car on s'en est tenu à la version officielle), c'est moi qui était censé avoir coupé le jus dans la baraque. Et cet abruti a touché l'ampoule AVANT que j'ai coupé le jus. Oh la la, mon amie, quel traffic!
-Qu'est-ce qu'on fait du Jacky?
-Et si on le dissolvait dans une cuve d'acide? ai-je proposé, toujours prêt à rendre service( et accessoirement, à ne pas finir en prison).
Je ne sais pas pourquoi, mais tout le monde m'a regardé d'un air dégoûté, et, finalement, on a misé sur le crime passionnel, avec mézigue dans le rôle de l'amant de Monique (elle-même état censée avoir été la compagne de jacky-cloclo, tu me suis). Malheureusement, un commissaire qui ressemblait à Darry Cowl (RIP)
a flairé l'arnaque, et la justice m'a envoyé pour une période d'observation de 90 jours dans cette UMD. Bon, je te laisse, il y a le commissaire Valence (Aka Bernard Tapie) et Pierre Mondy à mes trousses. Bien à toi mon amie.

Wednesday, March 01, 2006



Julie mon amie,
C'est depuis ma retraite dans une abbaye cistercienne où je passe mes journées à méditer et à manger du porridge que je t'envoie ce nouveau post (oui, car les moines disposent d'un spot wi-fi -les voies du seigneur sont, hum, impénétrables, n'est-ce pas?). Dans ta liste des 4 qui circule chez tes amis blogeurs, il manquait un point essentiel: les 4 disques qu'on préfère. Et je suis sûr que, dans tes vertes années, tu as su profiter des conseils éclairés et toujours de bon goût d'un grand frère. je l'imagine fort et beau, drôle et cultivé. Capable d'une certaine sensibilité très féminine tout en pouvant enchaîner les séances de musculation intensive afin de se sculpter un corps d'Adonis moderne. Une sorte de "métrosexuel" avant l'heure. Et ce brave et merveilleux frère t'a t-il sans doute parlé de l'album live des Smiths, "Rank", paru en 1988, à titre posthume, et daté de 1986 durant la tournée "the queen is dead". Il contient la quintessence de ce qu'étaient les Smiths, soit le plus grand groupe de pop britannique des années 1980. Morrissey y fait étalage de ses qualités vocales, tout en jouant de manière très ironique des clichés rock( entendre à ce titre les "yeah" grotesques et faussement virls qu'il prononce dans certains titres, dont "is it really so strange?"). On y trouve l'une des plus belles chansons du groupe, l'une des plus drôles aussi:"vicar in a tutu". je défie quiconque de ne pas y trouver de la joie et de la gaieté, même un jour de pluie. Elvis Presley est là aussi, à travers le medley "is latest flame/ Rusholme ruffians". Si les Smiths étaient un grand groupe de studio, "Rank" témoigne du savoir-faire des quatre membres sur scène, la section rythmique y joue à la perfection, et Johnny Marr, que Morrissey souhaitait remettre en pleine lumière après la séparation pathétique du groupe, a droit a son instrumental, dispensable, mais lui donnant un léger avantage financier dans la répartition des droits de l'albu ("the draize train" plage 12). Surtout, le disque contient un morceau d'anthologie, le bien nommé "I know it's over", chanson poignante et lancinante à multiple lecture, qui donna lieu dans le meilleur livre consacré au groupe, à un chapitre où Johnny Marr raconte la session d'enregistrement du titre.
il s'agit de 'the severed alliance" de Johnny Rogan, que Morrissey, amer et rancunier, appelait Johnny le Rat. "Iknow it's over" est le chef-d'oeuvre du disque, où le groupe se met au service de Morrissey pour lui offrir l'écrin destiné à accueillir la tristesse et la mélancolie d'un de ses textes les plus aboutis -et des plus sombres, également.
"Rank" se termine par "You will never walk alone", l'hymne du club de football de liverpool, qui rappelle, au-delà du texte qui résonne toujours de manière émouvante lorsqu'il est repris en choeur par les supporters du club, que les smiths sont un groupe de musique populaire, qui, en dépit de la personnalité de Morrissey, reste attaché à l'Angleterre de toujours, celle des pubs enfumés, des fish n'chips et du tea-time. Disque grandiose, et d'autant plus essentiel qu'il est, chronologiquement, le dernier "officiel" publié par le groupe déjà dissous, et que chaque blogueur lisant tes chroniques, mon amie, se doit de posséder. Bon, je te laisse, frère Matthieu m'attend pour lui masser les pieds. Bien à toi mon amie.

Tuesday, February 28, 2006

Julie mon amie,
Après m'être préparé un petit jus de banane avec mon blender (bon, j'ai du rater un chapitre de la notice, car j'ai perdu trois doigts en le mettanbt en route)je reprends mon histoire.
Bon, deuxième chapitre.nous voilà enfermés dans les cuisines de la MJC, coincés entre les stocks de poulets thaï et les T-bones enrichis à l'ESB. J'ai donné 250 roubles au DJ ouzbek pour qu'il joue "Dreams are my reality", le BO de la Boum 1 -ou 2, je ne me souviens plus-. Nous nous embrassons, Sabrina et moi, et bien que j'aie remarqué ses mollets épais comme ceux d'une basketteur et sa pomme d'Adam (Sabrina me dit qu'elle souffre d'une infection de la gorge. Dans ma tête, je brûle tous les cierges de Notre-Dame, car ce soir, je vais mettre un terme à 987 jours d'abstinence ( à l'insu de mon plein gré, hé!). Mais, problemo: quand nous retournons sur la piste, c'est la bagarre générale. Des voyous sont en train de brûler le portrait géant de Mike, il ya des cris, des coups. Je sens mon fond de teint fondre sous la peur, et c'est alors qu'un énorme chevelu qui a une coupe mulet (style David Hasselhof) m'attrape par les cheveux:
-Les gars, j'ai chopé le petit frère d'E.T! Et, rigolo, tu vas connaître le sens de l'expression capillo-tracté!
-Pas les cheveux, par pitié, je hurle. prenez ma photo dédicacée de Claire Chazal, si vous vou...
Mais je n'ai pas le temps de finir ma phrase qu'il met le feu à mes cheveux. Oui, mon amie, THE FIRE!
Pris de court, je plonge dans le premier bocal de sangria venu pour tout éteindre, et je sais maintenant ce que Michael Jackson a vécu sur le tournage de la pub Pepsi en 1984.
Je n'ai pas vu sabrina dans mon dos qui frappe d'un fabuleux taquet le chevelu, par contre, j'ai entendu sa voix, aussi sensuelle que celle de Jean Pierre Marielle:
-Tiens, abruti, prends ça!
et vlan, mon amie, David Hasselhof au tapis, et moi qui sens les derniers feux de la passion s'éteindre:
-Euh, Sabrian, tu m'avais bien dit que ce voyage à Rio avait vocation touristique, ma douce?
-Quand je me bagarre, coco, tu peux m'appeler José!
La-dessus, la police débarque et embarque tout le monde. Dégageant malgré moi une forte odeur de sangria et de crème solaire brûlé, je me vois infliger deux controles d'alcoolémie. Dans la bagarre, j'ai perdu mes boots en croco, et me suis rabattu sur une paire de tennis Atémi de la halle aux chaussures (imitation Nike Air quand même). Sabrina-José me cherche partout, mais je parviens à me faufiler dans le panier à salade des fans autrichiens et pour nous remonter le moral, nous entamons une chorégraphie improvisée sur "les sunlights des tropiques" tandis que la fourgon nous dépose sur une aire de repos Shell à l'entrée de Roubaix. Tu comprends donc, mon amie, que le brésil me laisse un goût amer aujourd"hui encore. Bon, je te laisse, je dois dîner avec Bob Denard ce soir. Bien à toi mon amie.

Julie mon amie,
Le Brésil te fait rêver? Eh bien, moi, non. Et plus particulièrement depuis la soirée Mike Brandt organisée le mois dernier à la MJC de mon quartier. En effet, en hommage au valeureux interprète de l'inoubliable "Qui saura?", champion du monde de parachute ascentionnel sans, hum, parachute,notre communauté fête son héros défunt à l'occasion d'une soirée de gala: concours de sosies, du plus beau brushing "Mikie", karaoké géant, et hagiographie de Mike par la présidente de son fan-club vietnamien. je m'étais préparé comme jamais: chemise blanche ouverte et transparente, veste trois boutons à paillettes, pantalon de tergal noir et bottines en croco vertes. J'ai même passé deux heures (2) chez ma coiffeuse Nadège pour obtenir ce délicat brushing gaufré très 70's.
Après l'apéro (un 102, c'est-à-dire un double PAstis 51, hé hé), on passe à table;Et là, mon amie, tu aurais apprécié la qualité des mets servis sur des nappes de papier rouge: choucroute Garbit, vin de table en carafe, soupe de choux de bruxelles, pain de mie Jacquet (non toasté). bref, du léger, de quoi attaquer le dancefloor l'estomac sainement rassasié.J'avise une belle brune au décolleté affriolant. Un Mentos avalé plus tard, nous voilà lancés dans un collé-serré au son de"Staying Alive". Je sue sous le brushing,mais les stroboscopes ne me gênent pas, protégé que je suis par mes fausses Ray Ban achetées à Vintimille.
-Ca bouge bien? je dis en guise d'intro, me déhanchant comme un malade et, du coup, craquant les coutures de ma veste Adolphe Lafont.
-Moi aussi, j'taime bien, elle me dit.
Direction l'open bar (je ne comprends pas pourquoi ça s'appelle comme ça, tu connais des closed bar, toi, mon amie, dans ta campagne?)Et deux coupes de mousseux, deux! Je suis un gentleman, moi, mon amie, je sais briller. dans les amplis, ça dépote chanmé: Alexandrie, Alexandra. Je suis obligé de hurler pour me faire entendre:
-Aïe aïe aïe, qué calor!
-Et alors? suis -moi, me dit-elle d'un regard coquin. Bon, je reprendrai demain, mon amie, je dois finit ma maquette du Charle de Gaulle. Bien à toi.

Sunday, February 26, 2006

Julie mon amie,
Je devine,à travers le récit de tes pérégrinations qui confinent véritablement au récit picaresque, que, eh bien, tu as toi aussi un souci avec les personnes âgées dont tu as la charge. Je dis "toi aussi", car je suis moi-même victime de ces extravagants petits vieux dont il faut nous occuper. Je t'épargnerai donc les interminables parties de belote les dimanches pluvieux, le visionnage des DVD de Benny Hill(tu sais, avec ces, hum, sketches où il court dans tous les sens avec son regard mi-lubrique, mi-mongolien avec en arrière-fond ce petit air de Kazoo sous amphétamine qui irrite durablement le mélomane que je suis). je ne te parle pas non plus de nos longues promenades en forêt où je n'ai jamais réussi à en perdre un seul.
Bref, tout comme toi mon amie, je ne savais plus quoi faire. Car j'en avais assez, mon amie, tu m'entends? ASSEZ! assez des soupes
aux vermicelles avalées sur un coin de table en formica fatigué, assez de pascal sevran et de laurent romejko (les icônes des 70/80 ans), assez de devoir acheter 3 paires de bottines fourrées pour faire les courses chez Aldi, assez de ces teintures mauves ridicules de la coiffeuse, assez des sorties du toisième âge où l'on prétexte la visite d'un monument pour passer quatre heures à table à se saouler au Côtes du Rhône et à manger de, euh, l'Edam.
Alors j'ai pris ma décision dimanche dernier. Grâce à mon fichier clients (je t'ai déjà dit que j'étais VRP chez molicare), j'ai amadoué une directrice de maison de retraite: en échange d'une photo dédicacée de Franck Michael (et de quelques billets de cent euros, quand même), elle m'a réservé deux lits en service long.Après avoir effectué des démarches de procuration auprès de la banque (bon, d'accord, j'ai imité la signature de vieux, mais bon, tu l'aurais fait aussi,hé hé!)
je leur annoncé d'une voix chantante: "et si on se faisait un petit resto, je meurs de faim" (ce qui était vrai, car j'ai frôlé l'overdose de régilait le mois dernier). bref, on part dans ma renault nevada 21 jusqu'à la résidence des glycines. "c'est quoi, fiston?" me demande Papy.
-Euh, le parc du restaurant, Papy, je dis en me faisant dessus (euh, oui, car au même moment ,une bécasse d'aide-soigante promenait un couple de vieux sous les chênes).
Je mâche une feuille de cannabis pour ne pas trembler, et on s'installe dans le réfectoire.
-Y a que des vieux comme nous? Demande Mamie.
-C'est normal, Mamie, c'est un restaurant de purée, je dis, au bord de l'explosion dans mes pataugas fourrées maison.
alors, je sens se poser sur moi le regard de l'infirmier-chef (qui ressemble à Jean Piere François qui chantait "je te survivrai"). Signes de connivence, clins d'oeil, je me lève tandis que Jean Pierre prépare déjà ses seringues:
-euh, je vais faire pipi, je reviens, dis-je mais ils ne m'entendent déjà plus car je suis en train de décharger le coffre du break et je dépose le tout dans le hall.
-Et la photo de Franck Michael, alors? me demande la directrice en recomptant les billets de la retraite de papy et mamie.
-Je passe au cimetière et je vous la faxe, je hurle en perdant ma pataugas gauche sur le perron tandis que je cours vers la nevada.
Depuis, mon amie, je suis un homme libre, et pour fêter ça: purée de sésame et jus de carotte à volonté (bon, d'accord, mais juste après une bonne bouteille de Ballantines, faut pas pousser). Si toi aussi tu souhaites faire comme moi, appelle-moi, 24H/24, je te donnerai la bonne etchnique (surtout pour imiter les signatures). Bon, je te laisse, je me fais l'intégrale des Charlots, ce soir. Bien à toi mon amie.

Julie mon amie,
Moi aussi, j'ai vécu une journée de dur labeur, non pas sur les causses aveyronnais, mais dans les couloirs des services gériatriques des hôpitaux de la Creuse.En effet, je suis commercial pour Molicare, qui propose, comme tu dois le savoir mon amie, des,hum, changes pour adultes. J'aime à penser que j'ai le même public que Pascal Sevran et Daniel Guichard( oui, l'interprète de l'inoubliable "la tendresse"). Je passe donc mes journées mon carton de couches sous le bras, à tester et faire essayer mes produits: la double épaisseur, le maintien renforcé en cellulose, les attaches
reversibles-euh, je sais, sais très technique, mais eu, bon, je fais plus simple devant mes clients. Une fois ma journée terminée, je suis imprégné d'une délicate fragrance sensuelle et inédite: un mélange d'éther, de bouillie et de vieux, hum, pipi.
Mais c'est à la maison, les jambes massées par mon chauffe-pieds, attablé devant un bon sandwich au fromage de tête, que je compose mon message. Moi aussi, j'ai macéré dans du vin chaud. Bon, je ne l'ai pas fait exprès. Je participais à une fête en l'honneur du beaujolais nouveau (tu vois, moi aussi, je sais être, hum, fun). Bien sûr, tout le monde avait fortement bu, et bien que rassasié par du chorizo Leader Price, je me suis laissé aller: je suis monté sur une table, entouré de valeureux moustachus sexagénaires du club de chasse locale qui ressemblaient tous, va savoir pourquoi, à Saddam Hussein, et j'ai hurlé "c'est bien beau,les filles, mais je boirai bien une Guinness, moi, je suis un homme, a real man!"ai-je ajouté en pure perte, car mes camarades au regard embrumés ne sont pas bilingues.C'est alors que je me suis retrouvé dans la fontaine de beaujolais, ivre d'alcool et de coups, littéralement lynché par ces dégénérés. Moi, j'ai plutôt bien récupéré, mais mon jeans Pantashop et mes bottines André ont été perdus. Le lendemain -ou le surlendemain, je ne sais vraiment plus- je me suis inscrit au AA (j'y suis resté trois séances, c'est tout, hé hé!)? aujourd'hui, je me suis mis au sport (mini-golf) et, chaque année au moment du beaujolais, je me fais dire une messe. Bon, je te laisse, j'ai une tisane à servir à mes amis Témoins de Jéhovah auxquels je compte acheter une bibliothèque entière car ils sont vachement sympas. Bien à toi mo amie.

Julie mon amie,
En parlant d'expéditions, je vais t'en raconter une, et une, hum, bonne. Avec un groupe d'amis paroissiens, nous sommes allés l'an dernier en pélerinage à St Jacques de Compostelle.Je m'étais préparé comme jamais, d'abord niveau look:sandales en cuir et chaussettes blanches en coton, poncho (souvenir d'une saison de cueillette dans les champs de coca colombiens), guitare et CD ad hoc:
Pierre Bachelet, le Martin Circus,
jack Lantier(euh, oui, car la moyenne d'âge des participants était de, euh, 73 ans). Le premier soir, en quittant Evreux, pluie: cuir de mes sandales ramolli et brides distendues, chaussettes trempées, ampoules, infections du gros orteil droit. Heureusement, j'ai pu profiter de l'hospitalité d'un camionneur polonais. Nonobstant les posters érotiques tapissant le mur de sa cabine et évitant les regards tentateurs des demoiselles dévêtues, j'ai pu dormir un peu et me réchauffer les pieds grâce au grille-pain de mon nouvel ami (et aussi un peu, osé-je avouer, en raison du bon goût de sa vodka maison). Je retrouve mes amis à châteauroux, les pieds engoncés dans, hum, une paire de moufles pour les soulager (comme dans le Père Noel: c'est laid mais c'est confortable). Le soir venu, je sors ma guitare: jeux interdits, tranquille, puis, un peu plus zazou, les prisons de Nantes. Les vieux m'acclament, et, les effluves de vodka aidant, je me lève près du feu, entame alors les sunlights des tropiques, de G. Montagné: c'est le délire, et mieux qu'à Lourdes: une paraplégique, ivre des good vibes qui sortent de ma guitare magique, se lève et danse, tu m'entends, mon amie! Dépassé par ce qui m'arrive, j'ose entamer alors le Hot Stuff de donna summer, version Full Monty(tu sais, quand, euh, il faut se mettre en rang serré et balancer les bras fléchis d'avant en arrière en ondulant explicitement du bassin). Problemo: je me retrouve derrière le père François, qui n'est manifestement pas cinéphile, et n'a aucun humour. Il interprète mal ma démonstration d'amitié et de fun, et me chasse du groupe, invoquant "les forces démoniaques" qui peupleraient mon esprit perverti. Voilà comment j'ai plié bagage. Je n'ai jamais vu St Jacques, j'ai perdu des sandales, des chaussettes, et j'ai désaccordé ma guitare au pouvoir si sensuel.
Enfin, dernier commentaire: l'herbe fraîche, c'est bien, mais attention de ne pas en abuser, toi mon amie au t-shirt adidash. bon, je te laisse, j'ai trouvé un canard mort dans ma chambre à coucher. Bien à toi mon amie.

Julie mon amie,
2 choses aujourd'hui. Des invités de dernière minute? les, hum, meilleures soirées? C'est parce que tu ne connais pas mon cousin Francisco (que j'appelle Francisco Problemo). Il a coutume de m'appeler depuis le train ou le taxi pour me dire qu'il passe me dire un petit bonjour. Et, bien sûr, toujours à l'heure de déjeûner. Ce petit rat débarque -souvent en famille- sans même un petit bouquet ou un gâteau. Eh bien, la prochaine fois, je lui servirai mon plat favori: le ragoût de chevrotine.
2° chose: fais bien attention à ne pas employer de termes discriminatoires. En effet, tu évoques ces "mini marabouts" à 2 euros. Or, je proteste solennellement: tous les marabouts ne sont pas nuls, et peut-être une expérience malheureuse -et douloureuse pour le porte-monnaie- t'a t-elle conduit à ce jugement erroné. Je t'ai déjàparlé du Pr. Burumba qui est mon guide spirituel. Je lui ai déjà parlé de toi, il est très intéressé. Contre 2000 euros d'acompte et quelques mèches de cheveux, il t'aidera à te débarasser de ce que ce grand homme appelle le "démon de la cuisine". Il est l'exemple vivant du maxi marabout et dans son boubou
orange, il est très impressionnant, comme le vaudou qui avait marabouté Starsky dans un des doubles épisodes mythiques de la série qui se déroule sur une île du pacifique. Bon, sur ce, je te laisse, je vais visionner un clip inédit de John Lennon et Elvis Presley qui chantent ensemble
"Ghostbusters". Bien à toi mon amie.

Julie mon amie,
Excellente idée que ces muffins que j'ai dégustés devant du patinage artistique, les pieds engoncés dans mes nouveaux chaussons-chaussettes rouges. Je renouvelle le conseil de ton amie Cléa au sujet du fructose: fais bien attention. L'an dernier, alors que je me promenais en sandales Birkenstock dans les rues du Queens, un sympathique et joyeuse bande d'amis portoricains m'a abordé afin de me proposer une poudre blanche habituellement produite en Colombie -à partir d'une plante naturelle, osé-je ajouter afin de ne pas m'attirer les foudres des Narcotiques. Je me suis vu invité à me délester de la totalité du contenu de mon portefeuille -soit bons gros dollars- car mes nouveaux amis, munis de crans d'arrêt et d'une impressionnante (et dissuasive) collection d'armes à feu -AK47, Luger, Glock 32, pour ce que j'ai pu en voir!- m'ont chaleureusement
fait comprendre que, hum, je n'avais pas le choix. C'est donc dans mon string panthère et délesté de mes sandales magiques que je suis rentré à l'hôtel muni de mon sachet de poudre. Bien décidé à oublier ce tragique incident -dont j'ai su sortir digne, hé hé!- je me suis préparé, euh, eh bien tu sais, un, hum, allez, tu sais bien , un...remontant nasal. Quelsues heures plus tard, je me suis retrouvé nez à nez -manière de parler- avec un interne des urgences d'un quelconque hopital pour touristes qui m'a expliqué que j'avais fait une overdose de fructose qui m'avait obstrué le conduit nasal. 800 bons dollars partis en fumée pour...rien. Depuis, je boycotte les USA, ainsi que POrto-Rico et la Colombie, et je te donne ce conseil: fais gaffe au fructose: on commence par s'en amuser, et on finit dans une geôle à Guantanamo. Bon, je te laisse, j'ai rendez-vous chez le coiffeur d'Elton John. Bien à toi mon amie.

Julie mon amie,
Gottlich ou pas gottlich, je suis psychologiquement dans un état proche de la dépression, car, en effet, je me faisais une joie de retrouver mon ami bavarois au tablier si seillant et à la chopine,mais il a disparu. Est-il parti camper en attendant la prochaine fête de la bière? je l'ignore. c'est décidé, je pars à sa recherche: chaussures de randonnée, Mag-Lite, bonnet péruvien et moufles blanches: je vais inspecter tous les Aldi français et allemands pour retrouver mon ami. Bien sur, j'aurai au préalable concocté tes succulents bretzels pour ne pas mourir congelé car je pars en rollers. une fois réunis, nous parlerons Mozart, Bayern et Angela Merkel, assis en tailleur autour d'une bonne soupe myso, devisant comme deux bons amis sur les vertus du naturisme et de la pêche à la mouche, nois abreuvant sans gêne de ce divin breuvage céréalier appelé pluis prosaïquement, hum, bière. Par le pouvoir du breztel ancetsral, je déclare la chasse à la chopine ouverte.
Bien à toi mon amie (si je ne t'écris pas sous 7 jours, merci de prévenir ma Maman et la gendarmerie de Nouméa)

Julie mon amie,
Gottlich ou pas gottlich, je suis psychologiquement dans un état proche de la dépression, car, en effet, je me faisais une joie de retrouver mon ami bavarois au tablier si seillant et à la chopine,mais il a disparu. Est-il parti camper en attendant la prochaine fête de la bière? je l'ignore. c'est décidé, je pars à sa recherche: chaussures de randonnée, Mag-Lite, bonnet péruvien et moufles blanches: je vais inspecter tous les Aldi français et allemands pour retrouver mon ami. Bien sur, j'aurai au préalable concocté tes succulents bretzels pour ne pas mourir congelé car je pars en rollers. une fois réunis, nous parlerons Mozart, Bayern et Angela Merkel, assis en tailleur autour d'une bonne soupe myso, devisant comme deux bons amis sur les vertus du naturisme et de la pêche à la mouche, nois abreuvant sans gêne de ce divin breuvage céréalier appelé pluis prosaïquement, hum, bière. Par le pouvoir du breztel ancetsral, je déclare la chasse à la chopine ouverte.
Bien à toi mon amie (si je ne t'écris pas sous 7 jours, merci de prévenir ma Maman et la gendarmerie de Nouméa)

Chère Julie,
Moi aussi, hier, j'ai eu une panne de piles, en préparant ta recette de bananes au chocolat pour ,je te cite, feignasses (terme peu amène dans lequel je ne me suis pas reconnu). Sauf qu'il s'agissait de mon pacemaker, qui a court-circuité avec l'éléctricité produite par mon micro-ondes. J'ai bien failli ne pas déguster ta recette mais, revenant d'entre les morts et muni de piles toutes neuves,je l'ai savouré comme un bienheureux, avant de rejoindre mon concours de air guitar d'hier soir à Montargis. Bien à toi mon amie gastronome.

Tuesday, February 21, 2006

Je tiens à apporter mes chaleureuses félicitations à ce brave monsieur bavarois lequel, sans disposer de ses deux bras, parvient à maintenir commme il le peutles deux assiettes d'houmous et d'obatdza, et de faire suspendre à sa cravate celle contenant la brioche de bretzels (ou le contraire). Très fort, car il a même le temps de se vider une petite chopine. Si, si , en bas à gauche de la photo. Voilà sans doute une extrapolation de ce qu'on appelle en football le réalisme allemand. Julie, garde cet homme à la maison aussi longtemps que tu pourras. Bien à toi mon amie

Julie mon amie,
Décidément, cette chronique gastronomique révèle bien des secrets sur son auteure. Je dois dire que j'ai été choqué par l'emploi de l'adjectif "humide" pour qualifier un simple...cake. Et sans le soutien de mon vapo de Ventoline que je garde toujours près de moi en lisant ton blog, je me serais évanoui car certains termes sont très, hum, borderline.
Merci mon amie de verrouiller ton vocabulaire à l'avenir. Bon, je te laisse, je dois aller au Parloir Chrétien, cette merveilleuse échoppe sise au pied de l'église St Sulpice m'acheter un nouveau missel. Bien à toi mon amie.

Chère Julie,
Merci de ta proposition qui me va droit au coeur (que j'ai malade, comme tu le sais depuis mon récit concernant ta recette de bananes). Mais je suis un homme de l'ombre, je préfère la discrétion à la pleine lumière (que je ne supporte pas sauf si je porte mes Wayfarer jaunes). Sur ce, je te laisse, je vais faire les soldes chez Pantashop. Bien à toi mon amie.

qu'est-ce que l'agar-agar? Une variante pimentée du body-body déjà
potentiellement très érotique? Un improbable croisement génétique entre Miou-Miou et Oui-Oui? j'avoue que ta soupe de mytho me laisse perplexe. Bon, je te laisse, je dois terminer mon logiciel de GPS en braille pour Michelin. Bien à toi camarade gastronome.

Chère Julie,
Moi aussi, hier, j'ai eu une panne de piles, en préparant ta recette de bananes au chocolat pour ,je te cite, feignasses (terme peu amène dans lequel je ne me suis pas reconnu). Sauf qu'il s'agissait de mon pacemaker, qui a court-circuité avec l'éléctricité produite par mon micro-ondes. J'ai bien failli ne pas déguster ta recette mais, revenant d'entre les morts et muni de piles toutes neuves,je l'ai savouré comme un bienheureux, avant de rejoindre mon concours de air guitar d'hier soir à Montargis. Bien à toi mon amie gastronome.